Budget de l'État 2025 — Recettes, dépenses, déficit et évolution de la dette publique française.
Le budget de l'État est voté chaque année par le Parlement dans le cadre du Projet de Loi de Finances (PLF), déposé début octobre et adopté avant le 31 décembre. Il ne représente qu'une partie de la dépense publique : le budget de l'État (~500 Md€) s'ajoute au budget de la Sécurité sociale (~600 Md€) et des collectivités territoriales (~280 Md€).
Les recettes proviennent principalement des impôts : la TVA (47 % des recettes fiscales) est l'impôt le plus productif, devant l'impôt sur le revenu (22 %) et l'impôt sur les sociétés (14 %). Les recettes non fiscales (dividendes, amendes, redevances) représentent environ 22 Md€.
Le premier poste de dépenses est l'enseignement scolaire (63,6 Md€), suivi de la charge de la dette (54,5 Md€ d'intérêts — en forte hausse avec la remontée des taux), puis la défense (47,2 Md€).
Le déficit budgétaire (différence recettes − dépenses) est financé par l'emprunt, ce qui alimente la dette publique. L'article 40 de la Constitution interdit aux parlementaires de proposer des dépenses nouvelles sans prévoir leur financement. La Cour des comptes contrôle l'exécution du budget et publie un rapport annuel sur les finances publiques.
La transparence budgétaire est un fondement de la démocratie. Le budget de l'État français, voté chaque année par le Parlement, détermine la répartition des ressources publiques entre les grandes missions : éducation, défense, santé, justice, recherche. Avec une dette publique dépassant 3 000 milliards d'euros et un déficit structurel, les choix budgétaires sont au coeur du débat politique. Comprendre d'où viennent les recettes (TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés) et comment elles sont dépensées est essentiel pour exercer pleinement sa citoyenneté.